Les Verts après les Présidentielles

Publié le par Leroy Pierre

Les Verts réitèrent leur soutien à Royal et entrent en campagne
législative (PAPIER GENERAL)


PARIS, 25 avr 2007 (AFP) - Les Verts, sonnés par leur piètre score à la
présidentielle, ont confirmé sans état d'âme mercredi leur soutien à
Ségolène Royal au second tour, et décidé dans le même temps d'entrer en
campagne pour les législatives, faute d'acccord avec le PS.
Les Verts réunissaient un conseil national extraordinaire en lisière du
bois de Boulogne, pour tirer le bilan du premier tour, où Dominique
*Voynet* n'a obtenu que 1,57% des voix, plus de trois fois moins que
Noël Mamère en 2002 (5,25%).
Des responsables ont défilé à la tribune pour rendre hommage à la
"pugnacité" ou au "courage" de leur candidate, laminée par le vote utile
en faveur de Mme Royal.
Elle-même a critiqué les socialistes qui ont "culpabilisé les électeurs"
sans essayer de créer une dynamique en leur sein, leur reprochant aussi
d'avoir "dilué leurs propositions dans des thématiques ambiguës", des
"provocations", et de n'avoir pas "pris en compte l'apport de leurs
propres alliés".
Yves Cochet, député de Paris, qui avait brigué l'investiture des Verts
contre Mme *Voynet*, a été un des rares à critiquer une campagne trop
"généraliste, sans priorités, sans vision sur le fond", parlant même de
positionnement "conformiste".
Pour le deuxième tour, la sénatrice de Seine-Saint-Denis a demandé aux
Verts de "mettre toutes les forces dans une bataille dont l'issue n'est
pas écrite". "Pour la planète nous devons faire battre Nicolas Sarkozy",
a lancé la secrétaire nationale Cécile Duflot.
Mme *Voynet* a demandé à Mme Royal d'envoyer des "signes" aux électeurs
écologistes et de leur "dire clairement qu'elle ne laissera passer aucun
des forfaits anti-écolos que prépare la droite". "Un référendum
anti-Sarkozy, ça ne suffira pas pour gagner, ça ne mettra pas en
mouvement la diaspora de l'écologie", a-t-elle noté.
Les Verts ont refusé des propositions de campagne de deuxième tour
qu'auraient faites les socialistes, qui, selon eux, les relégueraient à
la distribution des tracts socialistes vantant la "sécurité durable" ou
"l'ordre juste", notions difficilement acceptables pour eux.
Ils organiseront donc leurs propres initiatives.
Ils ont par ailleurs décidé d'entrer en campagne pour les législatives
avec leurs 577 candidats, constatant que "les conditions pour une
majorité parlementaire et gouvernementale de gauche et des écologistes
ne sont aujourd'hui pas réunies". "Si le PS décide de rouvir les
discussions, on verra", a dit Cécile Duflot.
Par ailleurs les Verts se sont félicités de l'accord donné par l'UDF
François Bayrou à un débat avec Ségolène Royal, tout en regrettant qu'il
ait refusé de "choisir" entre les deux candidats en ne donnant pas de
consigne de vote, ce qui n'est "pas très responsable" à leurs yeux.
Denis Baupin, adjoint au maire de Paris, a suggéré que la discussion ne
soit pas "bilatérale" mais élargie aux Verts, comme un "débat
participatif présidentiel".
Plusieurs Verts ont estimé qu'il conviendrait, après les élections
présidentielle et législatives, d'envisager une refondation du parti
avec un élargissement à la société civile.
Mme *Voynet* s'est dite favorable à un "parti écologique populaire,
ouvert et de masse".
Cécile Duflot a annoncé le lancement en juin d'assises régionalisées de
l'écologie politique, auxquelles devraient participer associations,
réseaux de l'économie sociale et solidaire, mouvements régionalistes,
mouvements de consommateurs... Plusieurs intervenants ont souhaité
l'organisation d'un congrès extraordinaire.

Publicité

Publié dans POLITIQUE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article