le prix du nucléaire...
Du prix de l'électricité (nucléaire)
Par Stéphane Lhomme, porte-parole de Sortir du nucléaire
Le plus coûteux est à venir : il reste en effet à payer le démantèlement des installations nucléaires et le problème sans solution des déchets radioactifs. EDF prétend avoir budgétisé à cet effet quelques dizaines de milliards d’euros.
A l’occasion de l’ouverture totale du marché de l’énergie, dimanche dernier, il est dit ou écrit un peu partout que l’électricité nucléaire est peu chère et que, de fait, la France ne peut que se réjouir d’avoir un imposant parc nucléaire. Il suffit pourtant de se pencher sur les données officielles pour constater que ces affirmations sont fantaisistes. Il faut d’abord constater que le prix de l’électricité en France n’est pas particulièrement bas. Dans l’Europe à 25, le tarif français est plus élevé que dans les pays suivants : Grèce, Estonie, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, Slovénie, Tchéquie, Espagne et Grande-Bretagne (voir sur le site du ministère de l’Industrie, bilan publié en avril 2007).
Au prix affiché, il faut rajouter les immenses sommes d’argent public investies depuis cinquante ans dans l’atome. Car, même si cette partie ne figure pas sur les factures EDF, il est clair que les citoyens payent deux fois pour l’électricité nucléaire. Cette triste réalité a d’ailleurs été reconnue le 2 janvier 2005 par Patrick Devedjian, alors ministre de l’Industrie : “Pendant des années, les Français ont beaucoup contribué, par leurs impôts, au développement du parc nucléaire.” CQFD. Mais le plus coûteux est à venir : il reste en effet à payer le démantèlement des installations nucléaires et le problème sans solution des déchets radioactifs. EDF prétend avoir budgétisé à cet effet quelques dizaines de milliards d’euros. A titre de comparaison, la Grande-Bretagne a estimé à 103 milliards d’euros le coût du démantèlement de ses installations… bien moins nombreuses que les nôtres. La facture pour la France va donc inévitablement atteindre le montant inouï de plusieurs centaines de milliards d’euros… et au moins autant pour les déchets radioactifs. Les partisans du nucléaire parient sur un honteux tour de passe-passe : ils encaissent aujourd’hui d’importants bénéfices… et laissent la facture pour nos enfants.
Ce mensonge généralisé rejoint celui, tout aussi ridicule, selon lequel le nucléaire permettrait de lutter contre le réchauffement climatique. L’atome couvre à peine 2% de la consommation mondiale d’énergie, une part infime et en déclin : la majorité des 435 réacteurs actuels vont fermer dans les vingt ans à venir, et ceux qui seront (hélas) construits ne feront que freiner ce processus. Mais, sur cette question aussi, seuls les tenants de l’atome ont le droit à la parole dans les médias. Les citoyens méritent pourtant de connaître la vérité sur le nucléaire.
Au prix affiché, il faut rajouter les immenses sommes d’argent public investies depuis cinquante ans dans l’atome. Car, même si cette partie ne figure pas sur les factures EDF, il est clair que les citoyens payent deux fois pour l’électricité nucléaire. Cette triste réalité a d’ailleurs été reconnue le 2 janvier 2005 par Patrick Devedjian, alors ministre de l’Industrie : “Pendant des années, les Français ont beaucoup contribué, par leurs impôts, au développement du parc nucléaire.” CQFD. Mais le plus coûteux est à venir : il reste en effet à payer le démantèlement des installations nucléaires et le problème sans solution des déchets radioactifs. EDF prétend avoir budgétisé à cet effet quelques dizaines de milliards d’euros. A titre de comparaison, la Grande-Bretagne a estimé à 103 milliards d’euros le coût du démantèlement de ses installations… bien moins nombreuses que les nôtres. La facture pour la France va donc inévitablement atteindre le montant inouï de plusieurs centaines de milliards d’euros… et au moins autant pour les déchets radioactifs. Les partisans du nucléaire parient sur un honteux tour de passe-passe : ils encaissent aujourd’hui d’importants bénéfices… et laissent la facture pour nos enfants.
Ce mensonge généralisé rejoint celui, tout aussi ridicule, selon lequel le nucléaire permettrait de lutter contre le réchauffement climatique. L’atome couvre à peine 2% de la consommation mondiale d’énergie, une part infime et en déclin : la majorité des 435 réacteurs actuels vont fermer dans les vingt ans à venir, et ceux qui seront (hélas) construits ne feront que freiner ce processus. Mais, sur cette question aussi, seuls les tenants de l’atome ont le droit à la parole dans les médias. Les citoyens méritent pourtant de connaître la vérité sur le nucléaire.
Publicité